Vivre mon intervention
Pour votre confort, votre entrée est planifiée au plus près de l’heure d’intervention. En conséquence, vous devez effectuer les soins d’hygiène préopératoires à domicile. Les soins (exemple : douche préopératoire…) vous sont expliqués dans votre passeport ambulatoire ou d’hospitalisation qui vous sera remis lors de la consultation avec le chirurgien.
Il est important de bien suivre les consignes qui vous ont été données par le chirurgien et l’anesthésiste lors de la consultation. Vous recevrez un SMS 4 jours avant votre intervention pour confirmer le maintien de l’intervention. Un second SMS vous sera envoyé 2 jours avant l’intervention pour vous rappeler la date, l’horaire de l’intervention ainsi que les consignes de jeûne et les consignes préopératoires.

Le jour de votre intervention
- prenez une douche selon les consignes indiquées par votre médecin
- retirez vos bijoux et piercings, y compris votre alliance
- brossez-vous les dents
- enlevez soigneusement toute trace de maquillage et tous types de vernis à ongles, faux-ongles, pour assurer votre surveillance anesthésique
Les documents indispensables
Pensez à ramener :
- Le passeport ambulatoire ou d’hospitalisation complets
- Ordonnances de traitement personnel et apporter ce traitement si prise impérative
- Imagerie prescrite par le chirurgien (radio ou QR Code)
- Matériel médical prescrit en fonction de la prise en charge : cannes anglaises, attelle, bas de contention, orthèses, appareil d’apnée du sommeil, etc…
- pour les mineurs : autorisation d’opérée signée des 2 parents obligatoirement ou du tuteur légal si un jugement a été rendu.
- Les enfants de moins de 10 ans doivent être accompagnés des 2 parents.
Le jeune pré-operatoire
- vous pouvez manger léger jusqu’à 6h avant l’opération.
- vous pouvez boire des liquides clairs (eau plate, thé ou café SANS lait, jus de fruit SANS pulpe) jusqu’à 2h avant l’opération. Pas d’alcool le jour de l’intervention.
Pour les enfants :
- une alimentation légère est recommandée jusqu’à 6h avant l’opération
- des boissons sucrées (eau SANS gaz, sirop à l’eau, jus de fruit SANS pulpe) sont recommandées jusqu’au départ de la maison.
Pour l’alimentation des nourrissons :
- un dernier repas aliments “solides” ou lait maternisé 2e âge est recommandé jusqu’à 6h avant l’opération
- la dernière prise de lait maternel ou lait maternisé 1er âge est recommandée jusqu’à 4h avant l’opération
- la boisson (eau sans gaz, sirop à l’eau, jus de fruit sans pulpe) est recommandée jusqu’au départ de la maison
Tabagisme :
- Plus la durée d’arrêt du tabac avant la chirurgie est longue et plus le risque de survenu de complication lié au tabagisme diminue.
- Il vous est donc conseillé d’arrêter votre consommation tabagique 6 à 8 semaines avant votre intervention afin de réduire significativement ces risques.
- Un arrêt même de 12 à 48 heures avant une intervention permet une meilleure oxygénation de votre organisme.
Le non-respect des consignes de jeûne vous expose à l’annulation de la chirurgie.
Sécurité et surveillance
L’ensemble des équipes d’anesthésie et chirurgicales sont mobilisées pour votre sécurité.
Lors de votre arrivée, l’infirmière vous posera des questions de sécurité obligatoire, notamment sur votre identité (qui sera vérifiée de nombreuses fois lors de votre séjour), le jeûne et votre accompagnement à la sortie.
Une perfusion sera obligatoirement mise en place à votre arrivée au bloc opératoire pour toutes les interventions chirurgicales nécessitant une anesthésie, même locorégionale. Cette perfusion est indispensable pour réaliser une anesthésie générale ou une sédation, et permet d’agir rapidement en cas d’évènements exceptionnels.
Des éléments de surveillance seront également mis en place à votre arrivée au bloc opératoire, et vous suivront pendant l’ensemble de votre parcours jusqu’à votre sortie de salle de réveil sans discontinuer. Ces éléments permettent de surveiller votre cœur, votre pression artérielle et votre respiration. D’autres éléments de surveillance plus spécifiques pourront être utilisés pendant votre intervention, en fonction du type d’opération dont vous bénéficierez. Tous ces éléments sont consignés sur le document d’anesthésie.
Le médecin anesthésiste (ou l’interne) vous posera des dernières questions de sécurité juste avant votre anesthésie (visite préanesthésique).
Un anesthésiste ou un infirmier anesthésiste sera présent durant toute votre intervention sous anesthésie générale ou sous sédation pour votre surveillance.
Les médecins anesthésistes et les infirmiers anesthésistes de l’équipe Philéas participent régulièrement à des formations médicales. L’équipe est accréditée par la haute autorité en santé et participe, de ce fait, à la constante amélioration de la qualité des soins apportés aux patients.
Prise en charge de la douleur
La douleur après une opération inquiète beaucoup de gens. Sa durée et sa force changent selon le type d’opération, l’état de santé et la sensibilité de chacun.
L’équipe d’anesthésie Philéas accompagne les patients tout au long de leur parcours opératoire. Notre approche est centrée principalement sur le patient afin de proposer des solutions adaptées à chaque cas. Cela commence dès la consultation d’anesthésie : tous les éléments nécessaires à la prise de décision sur la stratégie post opératoire sont recueillis à cette occasion. Le médecin anesthésiste décidera avec vous et vous informera de la technique d’analgésie la plus efficace, de ses avantages et de ses inconvénients et/ou risques. De nombreux moyens sont disponibles pour prendre en charge le plus efficacement et le plus rapidement votre douleur afin d’obtenir une récupération rapide. Dans la majorité des cas, l’approche est multimodale, c’est à dire que plusieurs techniques sont utilisées
Analgésie par voie systémique
L’utilisation de médicaments antalgiques par voie orale ou intraveineuse est la technique la plus courante. L’analgésie (diminution ou suppression de la douleur) commence dès votre arrivée à la clinique et pendant votre intervention. La douleur est ainsi anticipée afin d’obtenir un réveil le plus doux possible.
En post opératoire, plusieurs paliers de médicaments sont proposés : certains à prendre systématiquement (en général, paracétamol et/ou anti-inflammatoire), d’autres en fonction de l’intensité de votre douleur (dérivés de la morphine, morphine), par voie orale, intraveineuse ou sous cutanée. Lors de votre hospitalisation, n’hésitez pas à demander à l’infirmière un complément de médicaments antalgiques si vous n’êtes pas suffisamment soulagé, tout est prévu! Dans de rares occasions, un traitement par morphine intraveineuse en pompe (PCA) peut être débuté.
Anesthésie loco-régionale
Lorsque cela est possible, en complément de la voie systémique, l’utilisation de l’anesthésie loco-régionale permet d’agir de manière locale et offre un moyen complémentaire d’agir sur la douleur. Plusieurs techniques peuvent être proposées avec des durées d’efficacité variable : anesthésie « single-shot » d’un nerf (efficacité entre 10 et 24 h), mise en place d’un cathéter périnerveux pour une durée de 3 à 5 jours, anesthésie péridurale pour les chirurgies lourdes, etc…
Ces techniques, très efficaces, sont mises en place au bloc opératoire, juste avant votre intervention. Elles peuvent être installées également en postopératoire si la prise en charge par voie systémique est incomplète.
Lorsqu’un traitement de la douleur par cathéter périnerveux ou par anesthésie péridurale est instauré, une pompe est installée (PCEA) vous permettant de gérer vous-même votre douleur. Cette technique ne contre-indique pas votre sortie en ambulatoire.
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La PCA utilise un appareil que votre médecin programme pour soulager votre douleur et pour vous apporter un maximum de confort. L’appareil est composé d’une seringue ou d’un réservoir qui contient un médicament pour calmer la douleur (le plus souvent de la morphine ou un produit d’anesthésie locale pour l’ALR) et d’un dispositif électronique ou mécanique que vous commandez par un bouton. En appuyant sur le bouton poussoir que vous confiera votre infirmière, vous soulagerez votre douleur vous‐même en vous administrant votre dose de médicament anti‐douleur.
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Non, la pompe est réglée par le médecin, pour éviter les surdosages, et votre douleur est soulagée en toute sécurité. Mais vous seul appuyez sur le bouton.
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La PCA est dotée d’un maximum de sécurités : si une panne se produisait une alarme le signalerait immédiatement à votre infirmière.
